C’est souvent un motif d’inquiétude pour les parents : gérer les crises de colère de l’enfant ! Ça te parle ?
Ton enfant hurle, tape, se roule par terre ? Tu te sens souvent démunie, dépassée, coupable ? Peut-être même que tu te demandes si c’est normal de vivre ça aussi souvent… Je te rassure : oui, c’est normal. Et non, tu n’es pas seul·e.
Les crises de colère de l’enfant sont un passage presque incontournable dans la parentalité. Mais quand on les comprend mieux, qu’on arrête d’y voir un caprice ou un échec… alors on peut les accompagner autrement. Avec plus de calme, plus de lien, et moins de cris.
Pourquoi les crises de colère de l’enfant sont-elles si fréquentes ?
Dès les premiers mois, les bébés expriment leurs besoins en pleurant. Mais en grandissant, ils rencontrent leurs premières frustrations :
Ne pas pouvoir faire ce qu’ils veulent,
Ne pas être compris,
Entendre “non” alors qu’ils sont dans l’exploration,
Avoir un corps qui déborde sans savoir comment l’arrêter.
Résultat : l’émotion monte… et ça explose.
Et non, ce n’est pas de la manipulation. Ce n’est pas non plus une “crise de trop gâté”. C’est un trop-plein émotionnel.
Ce qui se passe dans le cerveau de ton enfant
Pour mieux comprendre les crises de colère de l’enfant, il faut parler un peu de neurosciences.
🧠 Le cerveau de l’enfant est en construction. La zone qui permet d’inhiber, de réguler, de relativiser (le cortex préfrontal)… est encore immature. C’est donc le cerveau émotionnel qui domine.
Quand ton enfant vit une émotion intense, il est littéralement incapable de se contrôler. Il est submergé.
Et plus il est petit, plus c’est vrai.
D’où ces crises qui nous paraissent démesurées, mais qui sont en fait proportionnées à son développement.
Ce que les crises de colère de l’enfant nous disent (au-delà des cris)
Chaque crise est le sommet de l’iceberg.
Elle peut révéler :
Un besoin de sécurité affective,
Un sentiment d’impuissance ou de frustration,
Une fatigue accumulée,
Une charge sensorielle trop lourde,
Un besoin d’autonomie contrarié…
Et parfois, ces colères sont aussi des appels à la connexion. L’enfant ne sait pas encore dire : “J’ai besoin de toi, là, maintenant, tout de suite.” Alors il explose.
Comment réagir face à une crise de colère ?
1. Garder en tête : ce n’est pas contre toi
Ce n’est pas toi que ton enfant attaque. Ce n’est pas ton autorité qu’il remet en question. Il vit un débordement.
👉 Plus tu arrives à le voir comme un signal, moins tu seras tentée de le prendre personnellement.
2. Nommer l’émotion et valider ce qu’il vit
“Tu es très en colère. C’est dur pour toi en ce moment.”
Juste ça. Pas besoin d’expliquer, de raisonner ou de corriger tout de suite. Valider, c’est déjà énorme.
3. Poser un cadre, sans punir
“Je ne peux pas te laisser taper. Tu peux être en colère, je suis là avec toi.”
On peut être à la fois ferme et empathique. Ce n’est pas incompatible. C’est même la clé de l’éducation sans violence.
Tant que l’émotion est trop forte, le cerveau n’entend plus rien. Attends le calme pour reparler. C’est là que tu pourras revenir sur ce qui s’est passé, chercher des solutions ensemble, proposer d’autres options.
Et toi, dans tout ça ?
On parle beaucoup de la colère des enfants. Mais rarement de celle des parents.
Et pourtant… Quand ton enfant hurle, quelque chose en toi se réveille.
Tu peux :
Perdre patience,
Ressentir une montée d’angoisse,
Te sentir nul·le ou coupable,
Ou au contraire, ressentir une colère violente.
👉 C’est humain. Mais ça peut aussi être le signe que tu portes des choses qui ne t’appartiennent pas entièrement.
Et si tu sens que tu répètes certains schémas… Que tu cries, même si tu ne veux pas… Sache que ça peut changer.
C’est pour ça que j’ai créé La Roadmap, un accompagnement concret, doux et structuré, pour les parents qui veulent sortir des cris et retrouver un quotidien plus fluide.
En résumé : tu ne peux pas empêcher les colères… mais tu peux apprendre à les traverser
Les crises de colère de l’enfant sont normales. Ce ne sont pas des preuves d’échec. Ce sont des appels à l’aide.
Et ton rôle, ce n’est pas d’éteindre le feu à tout prix. C’est d’être là, stable, fiable, aimant·e.
Même quand c’est dur. Même quand tu n’en peux plus. Parce que chaque fois que tu accueilles, tu apprends à ton enfant à s’accueillir lui aussi.
" Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Aenean eget felis dolor. Maecenas commodo ex finibus arcu laoreet pulvinar. Nam vel mollis augue. Phasellus sed convallis metus, non congue tortor. "