Tu t’entends hurler.
Encore.
Tu claques une porte.
Tu cries pour une broutille. Ta colère de parent explose.
Et juste après, la culpabilité débarque.
Cette petite voix qui te murmure : “T’es censé·e être bienveillant·e, non ?”
Si tu vis régulièrement des moments comme ça, respire.
Tu n’es pas seul·e.
Et surtout : tu n’as pas un problème avec la colère.
Tu fais simplement partie de ces milliers de parents qui portent plus que ce qu’ils peuvent contenir.
Pourquoi parle-t-on si peu de la colère de parent ?
Parce que dans l’imaginaire collectif, un “bon parent” est calme, patient, à l’écoute.
Et qu’un parent qui s’énerve est vu comme :
- Trop fragile,
- Pas assez aimant,
- Potentiellement dangereux.
Alors que dans la réalité…
💥 La colère de parent est fréquente, normale… et même utile.
C’est ce que nous allons explorer ici : ce qu’elle dit de toi, pourquoi elle déborde, et comment l’apprivoiser (sans t’épuiser à essayer de la faire disparaître).
La colère n’est pas le problème
La colère, c’est une émotion.
Et comme toutes les émotions, elle t’indique quelque chose :
- Un besoin non respecté (repos, temps pour soi, soutien…),
- Une limite franchie (respect, charge mentale, injustices du quotidien),
- Une blessure réactivée (rejet, impuissance, solitude).
En clair : la colère de parent ne surgit pas par hasard.
Elle parle de toi.
De ton histoire.
De ce que tu tentes de contenir depuis trop longtemps.
Pourquoi ça déborde si vite avec les enfants ?
Parce qu’ils sont là.
Partout.
Tout le temps.
Qu’ils réclament, pleurent, contestent, testent, bousculent tes limites, sans filtre.
Et toi ?
Tu essaies de rester calme.
Tu ravales ta colère.
Jusqu’à ce que… BOUM.
Et si tu n’explosais pas à cause de ton enfant,
mais à cause de ce que tu portes depuis bien plus longtemps que lui ?
La colère de parent est une alerte
Elle ne te rend pas “mauvais·e”.
Elle te signale que ton système est en surcharge.
🔥 Tu es peut-être fatigué·e depuis trop longtemps.
🔥 Tu as peut-être l’impression de tout porter, tout le temps.
🔥 Tu essaies de faire bien, mais tu te sens seul·e.
Et dans ces conditions, oui, le moindre grain de sable peut faire péter la soupape.
Comment accueillir ta colère (sans culpabilité) ?
1. Commence par la nommer
“Je suis en colère.”
“Là, je sens que ça monte.”
“Je ne me sens pas respectée.”
Mettre des mots, c’est déjà sortir de l’automatisme.
C’est le premier pas vers la conscience.
2. Identifie le vrai déclencheur
Ce n’est jamais “juste” les chaussures pas mises.
C’est :
- La charge mentale de tout anticiper,
- L’absence de soutien,
- L’accumulation silencieuse des petits renoncements.
Reviens à toi.
À ce que ça active en toi.
Et demande-toi : “De quoi j’aurais besoin là, vraiment ?”
3. Crée un sas émotionnel pour toi aussi
On parle beaucoup de co-régulation pour les enfants.
Mais qui t’aide, toi ?
💡 Mets en place des rituels express de régulation :
- 1 minute pour aller boire un verre d’eau seule,
- 3 grandes respirations dans les toilettes,
- Dire “je reviens” et sortir 2 minutes de la pièce.
Tu as le droit de t’éloigner avant d’exploser.
Et tu as le droit de te reconnecter à toi avant de recadrer.
4. Tu as le droit de demander de l’aide
Tu n’as pas à porter tout ça seule.
Ce n’est pas une faiblesse de te faire accompagner.
C’est une force de reconnaître que tu veux faire autrement, mais que tu ne sais pas toujours comment.
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En conclusion : tu n’as pas à devenir un parent parfait. Tu as le droit de guérir.
La colère de parent ne fait pas de toi un monstre.
Elle fait de toi un humain.
Fatigué, débordé, investi.
Mais aussi capable d’évoluer, de comprendre, de transformer.
Et si tu es là, à lire cet article jusqu’au bout, c’est que tu es déjà en chemin.
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